Leur titre "Est-ce qu'on prend le temps" est devenu notre mantra quotidien en cette période de confinement, et l'on tente de trouver dans leur EP "Heusden Zolder" des éléments de réponse quant à l'avenir qui nous attend. 
Ce n'était peut-être pas le but recherché lors de son écriture, mais Les Lignes Droites se posent désormais en prophètes post-apocalyptiques, ou tout du moins en annonciateurs d'un avenir pas vraiment reluisant.
Quand on leur pose la question sur leurs influences, les parisiens citent volontiers Houellebecq et Bashung comme étant des inspirations pour leurs textes, au même titre que Kraftwerk et Nick Cave and the Bad Seeds pour leur musique.
De là tout est dit et (bien) résumé, place donc à notre sujet du jour: intrigués par la vista des Lignes Droites, il nous a semblé judicieux de leur confier une playlist sur le thème "On vous l'avait bien dit !" .

Avant de découvrir ce qu'ils nous ont réservé, ils ont souhaité citer un -autre- grand homme en guise de préambule:
« "Give me back the Berlin wall, give me Stalin and St Paul
I’ve seen the future, brother: it is murder
Things are going to slide, slide in all directions
Won't be nothing
Nothing you can measure anymore" (L. Cohen)
On vous aura prévenu. »



La tracklist:
Popol Vuh - Aguirre I (L’acrime di rei)
Shellac - The End Of Radio
Plastic Ono Band - Cold Turkey
Flotation Toy Warning - Fire Engine On Fire part II
Belle and Sebastian - I Want The World To Stop
Leonard Cohen - The Future
Alex Cameron - Happy Ending
Daniel Johnston - Cold Hard World
HF Thiefaine - Soleil Cherche Futur
Steve Reich - Piano Phase

THOMAS

Les Sunshade nous offrent une parenthèse enchantée et un retour à l’enfance avec le titre "Magic Kid".
Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps : les rêveries, les jeux, l’innocence, mais également une forme de solitude, d’incompréhension et parfois de difficulté à grandir.
Habitué des mélodies qui caressent l’oreille et l’âme, le duo livre ici le premier extrait d’un troisième album intitulé "Visages", qui sortira courant mai.

L’aventure Sunshade a débuté en 2014 comme bien souvent par une rencontre, une affinité, et une envie de composer ensemble.
Il aura cependant fallu pas loin d’une année à Mathieu et Jean-Christophe pour mettre en forme leurs idées et s’accorder (dans tous les sens du terme) sur ce qui allait devenir leur projet de cœur.
Une répartition naturelle des rôles s’est imposée à eux, Jean-Christophe se concentrant sur la partie instrumentale et Mathieu sur le chant ainsi que l’écriture des paroles.
Il en résulte une musique en équilibre sur un fil invisible entre pop et folk, bercée par une brise électronique.
On comprend pourquoi ils citent Syd Matters, Tahiti 80, Belle & Sebastian ou Eels dans leurs influences !


THOMAS

Et si la quête de l'âme sœur était vaine et perdue d'avance ?
Et si, une fois trouvée, cette même âme sœur vous échappait à nouveau ?
Ah c'est compliqué l'amour, surtout à une époque où tout va très vite et les tentations sont nombreuses.
Pâle regard nous livre à travers le clip de "Reflets" sa propre réflexion sur le sujet, en mettant en scène deux explorateurs des temps modernes guidés par un désir aveugle d'aimer et d'être aimé.
Déjà coutumier du sujet, le quintet avait démontré toute sa classe et son attrait pour le romantisme sur le double-titre/micro-EP "Fait Accompli" paru l'année dernière.
Allez, laissez-vous porter par cette ligne de guitare hypnotique et ouvrez grands vos yeux/cœurs !

                 Starring Alice Allwright et Marek Zerba
                 Vidéo réalisée par Paul Abderrahim assisté d'Antoine Dézert et de Hugo Abderrahim

THOMAS

Si la puissance du Havre ne réside pas dans son fameux port comme on l’a pourtant cru pendant des années, c’est parce qu’elle se concentre dans ce mystérieux quatuor vespéral qu’est NUIT.
Se dépêchant de prendre son temps, la formation normande étonne et détonne avec ce nouvel EP flirtant par moment avec le meilleur de Son Lux, lorsque l’on ne dirait pas carrément du James Blake (du temps d’avant que celui-ci ne devienne un peu chiant).


Malgré le name dropping précédent, leur style est difficilement classifiable, oscillant entre cold trip-hop (l’envoûtant climax du disque qu’est "Fall On Me") et dark electro expérimentale.


C’est tout le corps qui vibre, du cœur aux tripes, sans qu’il ne soit utile de consommer le moindre stupéfiant, tant les titres le sont. L’addiction guette cependant, l’écoute virant parfois à l’obsession, afin de revivre encore et encore l’émotion procurée par une ligne de basse léchée, quelques notes de synthé particulièrement inspirées ou un beat habilement syncopé.

Ce disque, bien que trop court, est une vraie réussite à tous points de vue, entre retenue et déflagration, un clair-obscur qui ne cesse de se tordre et se distordre avant de définitivement nous terrasser.


MAUD

Pour appeler son groupe Fiasco il faut soit une bonne dose de second degré, soit une volonté délibérée de se foutre en l'air.
Dans les deux cas la démarche nous plaît et c'est tout naturellement que nous nous sommes penchés sur les grands débuts du quatuor parisien.
Ce dernier est composé de trois gars et une fille entre 20 et 25 ans, tous ayant déjà fait leurs armes au sein du collectif In Silico et en quête de nouvelles aventures. Pour cela rien de plus simple: louer un studio, s'y enfermer avec quelques bières et n'en sortir qu'après avoir suffisamment de matière pour remplir un EP.
En attendant sa sortie prévue début 2019, on vous propose en exclu le premier extrait intitulé "b(l)ack", en hommage à l'emoji coeur de MSN.



Lorsqu'on les questionne (c'est aussi notre rôle de vilain journaliste) sur comment définir leur musique, les Fiasco hésitent un peu avant de se lancer: "apparemment quelque part entre Future Islands, Deerhunter, Slowdive et les Strokes". Avouez que niveau influences on a connu pire !

On vous laisse découvrir le second titre également en ligne qui s'intitule "Dancing Days", dans un registre différent mais tout aussi convaincant.

Côté live le rendez-vous est imminent car ils se produiront lundi 8 octobre au Supersonic !
Retrouvez toutes les infos ici.

THOMAS

En balançant un premier single de 9 minutes, suivi d'un hymne à la gloire de Belleville au refrain foutrement catchy, puis un "Los Angeles" qui aurait pu faire partie de "Mémoires Vives", les Grand Blanc ont brouillé les pistes et laissé sans réponses nos questions quant à la direction artistique prise sur leur très attendu second album.

Le titre d'ouverture "Les îles" aurait pu être écrit par Indochine, pour qui Grand Blanc a ouvert sur 16 dates et ainsi découvert un nouveau public.
Le groupe explique que c'est pourtant "Rêve BB Rêve" qui a agi comme élément fondateur et leur a permis d'envisager "Image au Mur" tel un patchwork de leurs influences, sans devoir se cantonner à un seul style. 
Pour autant la cold-wave n'est pas totalement abandonnée, mais plutôt diluée et absorbée dans une oeuvre globale et ambitieuse. 
Moins frontal et plus subtil, il vous faudra probablement plusieurs écoutes pour vous imprégner de cet album, preuve que Grand Blanc... Grandit. 


THOMAS

Il aurait pu s'appeler "A huis-clos", mais c'est finalement "The Room" qui a été retenu comme titre du nouvel album de Fenster, désormais signé chez Altin Village & Mine.

Les membres du groupe (deux allemands, un français et un américain) se sont sacrément challengés puisque leur objectif (atteint) a consisté à s'enfermer dans une pièce et à composer l'intégralité des 10 titres de quatrième album.
Dans d'autres circonstances cette expérience aurait pu très mal tourner voire même se finir dans un bain de sang, mais dieu merci c'est précisément l'inverse qui s'est produit.
Ils analysent de manière quasi-footballistique que le fait de vivre H24 ensemble leur a permis de se transcender de manière individuelle, afin de se mettre au service du collectif.

Un résultat totalement immersif pour l'auditeur, qui monte à bord de la fusée Fenster et se retrouve propulsé en apesanteur dans un monde mêlant psyché, pop, groove et rock.

Une aventure à vivre en live le 22 septembre au Pop-up du Label, où nos explorateurs sonores se produiront dans le cadre du Beau Festival Off.
Toutes les infos sont dispo ici et les billets ici !



THOMAS

On pensait avec résignation subir un nouvel été rythmé par les productions insipides dont nos chères maisons de disque ont le secret, quand soudain BAST débarque avec le titre "Franco".
Autant vous dire que dès la première écoute nos oreilles ont retrouvé vie et ne sont pas fait prier pour en remettre une couche.
Histoire de faire un peu connaissance avec ce jeune homme fan de musique et de littérature, on lui a posé quelques questions...


GBHM : Salut BAST, qui es-tu d'où viens-tu ?

BAST : Je suis un auteur/compositeur/interprète idéaliste du 21ème siècle ! (rires)
J’ai grandi en région parisienne là où j’ai commencé le piano et l’opéra à l’âge de 10 ans. J’ai été séduit ensuite par le rock’n’roll et la pop, ce qui m’a mené à monter plusieurs groupes avant Inner Brain, ma dernière formation. Après avoir sorti un EP et donné une quarantaine de concerts, j’ai finalement quitté le groupe.
Me voilà aujourd’hui toujours à Paris et prêt à évoluer en solo dans cette ville qui me tient à cœur.

GBHM : Tu peux nous décrire tes influences musicales ?

BAST : Mes influences sont nées avec les Rolling Stones et les Velvet Underground. J’ai été métamorphosé par l’énergie que dégageait Mick Jagger et Lou Reed dans les années 60/70. Je me suis ensuite intéressé aux Clash, à Joy Division, à Patti Smith là où je retrouvais la même énergie. Concernant la musique française, c’est venu plus tard avec Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc et l’incroyable Jacques Higelin. Aujourd’hui, des groupes comme la Femme, l’Impératrice ou encore Pépite m’inspirent beaucoup.

GBHM : On a la chance de proposer en exclu le clip de "Franco", quelques mots sur ce titre ?

BAST : "Franco" parle d’un homme qui veut s’en sortir mais qui est confronté à la société de nos jours, une société pleine d’obstacles avec de moins en moins de place à prendre. Une phrase de Johann Wolfgang von Goethe m’a d’ailleurs inspiré les paroles du refrain : "L’homme qui n’a rien à perdre est redoutable".

GBHM : Quels sont tes projets dans les mois à venir ? EP et tournée ?

BAST : Mon premier EP intitulé "Vertige" est prévu pour novembre prochain. En attendant, j’ai comme projet de sortir une reprise en français du titre "Praise you" de Fatboy Slim ainsi qu’un deuxième titre/clip mais je n’en dis pas plus. Concernant le live, j’y travaille et vous aurez certainement l’occasion de me voir aux Trois Baudets, au Bus Palladium et au Supersonic à la rentrée prochaine.

Le rendez-vous est pris ! En attendant on vous laisse découvrir le (vrai) tube de l'été signé BAST...



THOMAS

Ahhhh Saint-Tropez...
Haut lieu de fantasme, à l'origine de tant de récits et de légendes.
Entre les soirées blanches d'Eddie Barclay, le gendarme incarné par Louis de Funès, les milliardaires et leurs yachts, la petite ville du Var n'a pas fini de faire rêver.

Les Francs Bourgeois ont voulu raconter à leur manière ce que leur évoquait Saint-Trop, avec une pointe de nostalgie et beaucoup de romantisme.
Des thèmes qu'affectionnent particulièrement ces bretons, eux qui se revendiquent comme les héritiers d’une pop française ancrée dans les 80’s, une époque où la légèreté côtoyait une forme d’insouciance.

Prélude à un EP de quatre titres prévu prochainement, on vous propose d'ailleurs de venir le découvrir en primeur le 12 juin aux Trois Baudets !
Toutes les infos sont dispo ici et les billets ici.



THOMAS

Cette journée du 25 avril se déroulait sans chichis quand, brusquement et sans prévenir, Odezenne est sorti du bois.
Autant vous dire que l’on ne va pas bouder notre plaisir, la présence des bordelais s’étant faite rare ces derniers temps.
Visiblement affairés à préparer la suite de "Dolziger Str. 2", ils nous livrent aujourd'hui une 1ère piste sur ce à quoi ressemblera le cru Odezenne 2018.


"Nucléaire" figurera donc dans un album dont le nom et la date de sortie seront annoncés prochainement.

En parlant de date, devinez quoi ? En voici quelques unes qui risquent vous plaire, à savoir celles annonçant la venue du trio dans une douzaine de villes de l’hexagone !
Et ce n’est que le début….

08.11 NANTES / Stereolux
09.11 ROUEN / le 106
10.11 TOURS / Temps Machine
15.11 TOULOUSE / Bikini
16.11 MONTPELLIER / Rockstore
17.11 MARSEILLE / Cabaret Aleatoire
22.11 LYON / Transbordeur
23.11 FRIBOURG / Fri-Son
24.11 STRASBOURG / La Laiterie
28.11 BRUXELLES / AB
29.11 PARIS / Trianon
30.11 LONDON / Jazz Cafe
01.12 LILLE / Aeronef

En prime et car on sait que l'on compte parmi vous de vrais lettrés, Odezenne nous offre l’intégralité des paroles de leur nouveau titre.

"Car tu m’es chère,
je ne compte pas,
je ne compte plus.

Comme tu m’éclaires au nucléaire j’ai le ciel
BLEU
Tu me ramènes quand je déraille un jour sur
DEUX
Le temps qui passe sans ton visage c’est pas
HEUREUX
J’aime pas compter j’aime pas savoir qui gère
LE JEU
Jouer entre nous ça reste jouer avec
LE FEU
Au fond des corps un coeur qui bat ça se bat
VIEUX
Et les nuages qui scindent le ciel
UN PEU
Le temps qui passe, ça n’a pas d'âge ce n’est pas
DIEU

Il y aura de quoi faire des histoires faire des envieux
Et au final, t’auras ta part, t’auras pas
MIEUX

Car tu m’es chère,
je ne compte pas,
je ne compte plus.

Comme tu m’éclaires au nucléaire j’ai le ciel
VIEUX
Tu me ramènes quand je déraille les jours
HEUREUX
Le temps qui passe sans ton visage c’est pas
DU JEU
J’aime pas compter, j’aime pas savoir qui gère
LE FEU
Jouer entre nous ça reste jouer avec
LES DIEUX
Au fond des corps un coeur qui bat ça se bat
MIEUX
Et les nuages qui scindent le ciel
EN DEUX
Le temps qui passe ça n’a pas d'âge ce n’est pas
PEU

Il y aura de quoi faire des histoires faire des envieux.
Et au final, t’auras ta part, t’auras pas
DE BLEUS"

THOMAS

Def. Volage :"dont les sentiments sont changeants".

Sans vouloir porter la moindre accusation sur les mœurs de ses membres, force est de constater que la musique de Volage oscille et surprend à chaque nouvelle publication : après des débuts tout feu tout flamme et tendance garage rock, un album ("Heart Healing") mélangeant surf music, pop et heavy fuzz, un moment tout en douceur avec l’acoustique "Coffee Dreamer", les Tourangeaux font volte-face avec ce somptueux "Sittin' Sideways".

Aussi denses que jubilatoires, ces huit titres (produits par Paul, le chanteur/guitariste) propulsent le groupe au firmament de son art et nous inspirent la réflexion suivante: "vivement la suite !". 


THOMAS

Après des débuts 100% folk ("The Sway Of Beasts" et "The Flying Pyramid") suivis d’un virage pop-folk bien maîtrisé ("Thousand"), on se demandait quelle direction Thousand allait emprunter.

Première info : les textes sont désormais en français.

Deuxième info : "Le Tunnel Végétal" est un chef-d’œuvre ni plus ni moins, merci au revoir.

L’ex cow-boy (il a grandi au Texas) Stéphane Milochevitch enfile le costume d’un Bashung un peu vénère, et force est de constater qu’il lui va comme un gant.
Le mastermind de Thousand en a également profité pour élargir son crew (sept membres l’ont accompagné lors de l’enregistrement de l’album) et donc pour étoffer son spectre musical.

L’épopée folk bel et bien terminée, Thousand entre de plain-pied dans une nouvelle ère aux confins de la pop sombre et de la chanson française à texte.
"Je jure sur la tête de Robert Ménard" deviendra bientôt LA punchline de vos soirées, vous êtes prévenus...

On attend avec impatience la release party qui aura lieu le 19 avril à FGO-Barbara, on en reparle très bientôt !


THOMAS


Bagarre est-il en train de devenir le porte-parole de la jeunesse clubbeuse française ? A vrai dire on n’a ni la réponse ni envie de disserter sur cette question, l’Histoire parlera d’elle-même.
Le sujet du jour consiste à déterminer si le nouvel album de ces cinq énergumènes a le potentiel pour brûler notre platine et réussir l’épreuve du live.

Un bref retour en 2015 permet de réaliser avec satisfaction que la philosophie du groupe n’a pas changé, tant sur son fonctionnement (collégial) que sur la manière de bosser.
On retrouve donc ce patchwork improbable de sonorités new school/old school, véritable puzzle musical jouissif et parfois déroutant.

Bagarre ose, Bagarre repousse les limites, Bagarre avance avec ses certitudes et nous offre un "Club 12345" taillé pour la scène. CQFD.

Rendez-vous le 10 avril à la Cigale, préparez-vous ça risque d'être physique...


THOMAS

Après deux séduisants EP ("Aquoibonism" et "Naufrage", sortis respectivement en 2015 et 2016 chez Atelier Ciseaux), Lenparrot continue de nous captiver avec son premier album "And Then He", mixé par Yuksek et co-produit par Julien Gasc (Aquaserge).

Composé de 13 pistes – dont deux réalisations déjà présentes sur son premier EP ("Gena" et "Inner Place") – cet ouvrage de pop minimaliste aux tonalités électro et R&B rassemble des mélodies aériennes où règnent en maîtres les synthés.

                                                                                        Photo par Gregg Bréhin

L’équilibre parfait trouvé entre instruments et voix transparaît dans l’esthétique mélancolique.
Ce qui nous touche d’abord ? Le timbre clair et singulier, évidemment. Celui-ci explore maintes variations et subit maintes métamorphoses – grâce notamment à l’utilisation du vocoder ("My Gardener"). Il se fait l’expression d’une certaine fragilité et intimité, écho aux mélodies et aux arrangements dépouillés. Il est merveilleusement souligné par d’autres voix, celles des chœurs tantôt masculins ("Monday Land", "Inner Place" et "The Boy with the Golden Smile"), tantôt féminins ("Ur Boat"). Ces voix familières sont celles de Juveniles, Juliette Armanet, Fishbach, Cléa Vincent et Michelle Blades. Difficile d’être mieux accompagné.

La voix rejoint la plume sous laquelle se déploie un univers poétique gouverné par les désirs charnels, la sensualité, et l’amour que ce soit au féminin ou au masculin (là encore). Univers magnifiquement illustré par le duo de dessinateurs et sérigraphes à deux doigts, créateur de la pochette.
Le titre éponyme "And Then He", dernier de l’album, comporte tous les ingrédients et mélange tous les sentiments. Il débute par une première partie instrumentale – et plus expérimentale – et se termine sur quelques notes de piano accompagnées d’une voix, la voix. Rien de plus.

 

ELODIE

Afin d’apprécier ce généreux album de 74 minutes, il convient de se mettre un minimum en condition.
Pour cela, nous conseillerons de suivre la recette suggérée par la pochette : profiter d’une surcharge d’endorphine post-coïtale, abandonné dans le moelleux d’une grosse couette d’hivers, simplement vêtu d’une paire de chaussettes. 
S’il ne vous est techniquement pas possible de réunir tous ces éléments, optez pour la deuxième option : plonger dans la mélancolie d’une relation amoureuse passée, dont la rupture traumatisante n’aura pas épargné ce qu’il vous reste de cœur aujourd’hui…
Ainsi préparé, posez le casque sur vos oreilles ou montez le volume de vos enceintes si vos voisins sont conciliants (et pas trop échaudés par vos récents ébats) afin de vous immerger entièrement dans ce qui s’apprête à être un voyage sonore obsédant.

Au risque de surprendre, il ne sera pas fait de distinction entre les différents morceaux qui composent "Cœur Obsédé", bien qu’ils aient chacun leur singularité musicale : on passera tantôt d’un murmure poétique épuré, à l’ivresse d’un beat électronique hypnotique agrémenté de nappes synthétiques ou de riffs de guitare saturée. 
Pourquoi cette écoute d'une seule traite ? Pour deux raisons : tout d’abord parce que l’œuvre se comprend dans sa globalité et nécessite une continuité pour créer cette atmosphère entêtante. Mais également pour vous permettre de vous laisser surprendre par cette dernière.

Ce qui vous sera révélé simplement, c’est qu’After l’amour (un duo composé de Jézékaël et Julien Barthe) s’adresse à vous si vous appréciez autant Flavien Berger que Taxi Girl, Lescop ou Chagrin d’amour
Que par conséquent vous êtes ouvert à de nouvelles expériences, et que vous avez la patience de les vivre... parce que oui, 74 minutes ce n’est quand même pas rien.


JULIEN
                                                                                    Pochette © Grégoire Dalle

Pop futuriste, Pop spatiale, Pop Alternative mais Pop avant tout !

D’influences communes, Jean Prat (compositeur et multi-instrumentiste lyonnais) et Quentin Hoogaert (auteur interprète bruxellois) ont fusionné leurs inspirations et leurs expériences pour nous faire voyager loin à bord du vaisseau King Child. Sur ce projet à l’âme tant spatiale que futuriste, se mélangent entre autres les inspirations de Pink Floyd, Tom Waits ou encore Nick Cave, et font sentir dans ces mélodies très cinématographiques tous les doutes et les épreuves de la vie d’un homme.


Articulé autour d’une 1ère arabesque revisitée de Debussy comme un interlude calme et serein, "Meredith" se déploie dans une mélancolie palpable et ses énergiques mélodies lumineuses nous parlent d’amour. Âmes sensibles, écoutez !

 

ALICE

On les avait connus avec un seul "S", les frangins de Yarosslav ont depuis enrichi leur nom autant que leur musique.
Gagnant en maturité, en sensibilité et en profondeur, leur nouvel EP présente des vertus thérapeutiques.
Anti-stress, relaxant, ou encore idéal pour une séance de méditation, "Here/Stay" s'administre d'une traite et agit immédiatement.
Yarosslav bientôt remboursé par la Sécurité Sociale ? Ça vaudrait le coup de soumettre la proposition...



THOMAS

"- Maud Geffray…. Attends oui ce nom me parle !
- Tu m’étonnes qu’il te parle, c’est la moitié des Scratch Massive ! "
D’une conversation des + anodines devant une machine à café, on se retrouve transporté en mode Walter Mitty dans les landes de Laponie, là où tout a commencé pour "Polaar".
Elle fonctionne comme ça Maud, au gré de ses découvertes, de ses rencontres, de ses voyages, elle trouve un point d’appui qui lui ouvre les portes de l’inspiration et de la création.
Son 1er EP solo "1994" avait pris vie grâce à de vieux rushes vidéo exhumés d’une rave dans les dunes de Carnac, cette fois le concept de "Polaar" est né dans le froid de la province finlandaise, où elle a vécu deux mois à la faveur d'une carte blanche qui lui a été proposée par le Louvre.
L'histoire ne dit pas si elle a rencontré le Père Noël, mais nulle doute qu'elle a aperçu dans la neige les empreintes de pas de Björk et de Grimes...



THOMAS

La pochette de "Treat Me Right" reflète bien l'esprit vintage et la musique de l'album de John Milk, du groove qui sonne comme dans les années 60 et 70, intégrant ses diverses influences, mais avec la modernité et l'envie d'une nouvelle aventure du haut de ses 30 ans.
En effet, John aime beaucoup le hip hop et le reggae (qu'il a déja pratiqué), mais c’est aujourd'hui avec la soul et le funk que le succès s’offre à lui.
Lyonnais d’origine, ce chanteur et claviériste nous livre avec ses potes Rémi Henrot (batterie), Nicolas Morel (basse) et Bruno "Patchworks" Hovart (guitare) un album qui va se faire une bonne place dans le monde du funk français.

10 morceaux et 2 remixes (par Bruno Hovart, également producteur de l’album et figure incontournable depuis 15 ans sur la scène groove française) composent cet opus, dont la sortie suit de près un concert complet à la Maroquinerie en première partie de leurs potes les Dafuniks.
Le premier morceau "Treat Me Right" s’ouvre sur un son d’orgue d’église pour ensuite basculer dans un groove qui vous emporte sans vous demander votre avis, le tout appuyé par la voix si singulière de John.



"Never Give It Up", le 2eme morceau plus funky notamment grâce à la guitare rythmique est très efficace et tranche avec le titre suivant "Tears", de la pure soul 60’s..

On repart ensuite sur la piste de danse avec le funk de "Till Our Soul Gets Up" et le plus californien "Just a Feeling", "Dirty Funky" tube disco aux accents reggae toujours porté par le clavier de John et une guitare rythmique au top, tout comme "Supa Dancing" qui vous ramène illico au centre de la piste pile sous la boule à facettes.
Je n’oublie pas "Heartaches" et "Give Me More Than Time", 2 balades soul ultra captivantes qui figurent parmi mes morceaux préférés de l’album.



Bref, j’ai craqué, j’ai adoré l'album de John Milk, une figure montante à suivre de près qui n’a rien à envier à nos américains préférés des labels Stone Throw ou Daptone Records.
Si vous avez l’occasion de les voir en concert, il se peut qu’à un moment, John se lève de son clavier et vous montre son déhanché unique, comme ce fut récemment le cas au Café de la Danse (en 1ère partie de Bettye lavette, excusez du peu).
On reparle de lui très vite !


 ARNOLD

Fancy c'est fouuuuu !
Emmenés par l’inénarrable et virevoltant Jessie Chaton, nos amis n'ont eu de cesse de délivrer la bonne parole musicale au cours de la dernière décennie.
Today is a great day puisqu'on célèbre ensemble l'annonce de la sortie de leur nouvel opus le 13 Avril !
Pour marquer le coup, le groupe a décidé de vous offrir un titre en téléchargement gra-tos..



Côté concert une GROSSE soirée est annoncée au Pan Piper le 27 Mars, avec une affiche aussi brillante que les fringues de Jessie: Fancy s'y produira, accompagné de Gush et d'autres invités-surprises de toute beauté.
Le rendez-vous est d'ores et déjà pris et on en reparle très bientôt uh uh uh *clin d'oeil* ...

En attendant faites-vous plaisir avec "Star Of The Month", c'est Fancy qui rince !

THOMAS