Après nous avoir notamment gratifiés des superbes compilations "Follow the sun" et "Sad About The Times", le label Anthology Recordings (la filiale "reissue" de Mexican Summer) est parti dénicher une nouvelle histoire improbable et se charge de la conclure par une happy end.
Cette fois elle nous ramène en 1966 et ses deux protagonistes se nomment Jimmer Glynn et Alan Rackin.
Potes de lycée, Jimmer et Alan partagent une passion pour les Beatles et se lancent le défi de monter LEUR groupe, celui qui les fera passer à la postérité.
Un rêve qu'ils touchent du bout des doigts quelques années plus tard en allant auditionner à Londres (loin de leur New Jersey natal) chez le label Apple Records, pour lequel ils composent dix titres.
Oui mais voilà, au même moment Paul McCartney annonce son départ des Beatles et par ricochet le duo se retrouve mis de côté par le label, devenu frileux à l'idée de signer de nouveaux groupes.
De retour aux Etats-Unis, ils s'accordent un court break afin de permettre à Alan de poursuivre ses études, puis se réunissent en 1973 avec en ligne de mire un contrat proposé par une maison de disques.
Nouveau coup du sort: alors même que l'enregistrement de l'album avait débuté, un désaccord avec l'ingénieur du son met un terme au projet et annihile ainsi toutes les chances de sortie.
La collaboration du duo prend fin après ce triste épisode.... et nous voici en 2020 à savourer ce qui aurait (peut-être) dû lancer une carrière, et qui sait faire de Jimmer Glynn et Alan Rackin des légendes de la musique aux côtés des Beatles !

THOMAS

Les Sunshade nous offrent une parenthèse enchantée et un retour à l’enfance avec le titre "Magic Kid".
Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps : les rêveries, les jeux, l’innocence, mais également une forme de solitude, d’incompréhension et parfois de difficulté à grandir.
Habitué des mélodies qui caressent l’oreille et l’âme, le duo livre ici le premier extrait d’un troisième album intitulé "Visages", qui sortira courant mai.

L’aventure Sunshade a débuté en 2014 comme bien souvent par une rencontre, une affinité, et une envie de composer ensemble.
Il aura cependant fallu pas loin d’une année à Mathieu et Jean-Christophe pour mettre en forme leurs idées et s’accorder (dans tous les sens du terme) sur ce qui allait devenir leur projet de cœur.
Une répartition naturelle des rôles s’est imposée à eux, Jean-Christophe se concentrant sur la partie instrumentale et Mathieu sur le chant ainsi que l’écriture des paroles.
Il en résulte une musique en équilibre sur un fil invisible entre pop et folk, bercée par une brise électronique.
On comprend pourquoi ils citent Syd Matters, Tahiti 80, Belle & Sebastian ou Eels dans leurs influences !


THOMAS

Ecouter un album de Sarah Mary Chadwick, c'est un peu comme se lancer dans un grand huit: on sait par avance que l'on va vivre des sensations fortes, et l'on sait aussi qu'on va adorer ça.
Nous étions totalement tombés sous le charme de "Sugar Still Melts In The Rain", qui avait fort logiquement trouvé sa place dans nos albums de l'année et hante encore nos nuits.

Dès les premières mesures de "Please Daddy", on est pris aux tripes et happé par le bouleversant refrain de "When Will Death Come".
Fidèle à ses habitudes, Sarah se livre sans compter et sans tricher.
Sa voix écorchée vive résonne en nous, réveillant au passage un panel d'émotions rares et très intimes.
Et si son secret pour survivre dans ce monde résidait dans cette faculté qu'elle a de pouvoir évacuer la noirceur qui la ronge en la chantant ? En nous prenant à témoin comme pour mieux diluer sa douleur ?
Une thérapie en 10 titres d'une beauté absolue, le malheur de Sarah faisant notre bonheur...


THOMAS

Aoife Nessa Frances est une rêveuse et son album "Land of No Junction" une invitation à l’évasion.

Imaginez-vous perdu dans une douce brume irlandaise, avec comme seul guide la voix d'Aoife (prononcer "Ee-fa") qui vous prendrait par la main pour une balade en toute confiance, les yeux fermés.
Ici le spleen côtoie l’amour, la colère, la douleur, soit autant de sentiments qui animent une jeune femme et sont au cœur de sa réflexion.

Portée par une bande-son alternant à merveille sobriété et magnificence, "Land of No Junction" fascine et envoûte, évoquant (excusez du peu) Weyes Blood ou Aldous Harding.

Ecrit et composé sur plusieurs années puis enregistré dans un studio à Dublin lors de séquences intermittentes, cet album est le fruit d'un travail à la fois intime et collectif, qui prouve que lorsque les astres sont alignés la magie opère.


THOMAS

La filiale "reissue" du label Mexican Summer fait des merveilles à chacune de ses sorties.
Il y a deux ans nous avions eu un coup de cœur pour la compilation "Follow the sun" qui exhumait des chansons oubliées d'artistes (eux aussi oubliés) australiens, cette fois Anthology nous emmène dans le nord des Etats-Unis en pleines 70's.
L'objectif reste le même sur "Sad About The Times" : mettre en lumière et à la portée du grand public un pan du patrimoine culturel dont nous n'aurions probablement jamais entendu parler si la paire Mikey Young/Keith Abrahamsson ne s'était pas retroussé les manches.
Pour contextualiser l'atmosphère générale qui émane de l'album ainsi que son titre, Mikey et Keith évoquent une époque où la folie des 60's a laissé place à une forme de mélancolie, un peu comme un lendemain de fête... ou une descente de champis.
Laissons-nous donc aller au spleen, car Dieu que c'est beau.


THOMAS


Def. Volage :"dont les sentiments sont changeants".

Sans vouloir porter la moindre accusation sur les mœurs de ses membres, force est de constater que la musique de Volage oscille et surprend à chaque nouvelle publication : après des débuts tout feu tout flamme et tendance garage rock, un album ("Heart Healing") mélangeant surf music, pop et heavy fuzz, un moment tout en douceur avec l’acoustique "Coffee Dreamer", les Tourangeaux font volte-face avec ce somptueux "Sittin' Sideways".

Aussi denses que jubilatoires, ces huit titres (produits par Paul, le chanteur/guitariste) propulsent le groupe au firmament de son art et nous inspirent la réflexion suivante: "vivement la suite !". 


THOMAS

Elan Noon ? Attends, il y a forcément une blague derrière ce pseudo ? Ou alors c’est une anagramme ? 
Il s’agit en fait du nouveau projet du canadien Keenan Mittag-Degala, déjà aperçu au sein de formations telles Jons, School Girl et Loving.

Qui dit projet solo dit projet intimiste, "Have A Spirit Filled" est un recueil de mélodies tendrement low-fi, de la bedroom pop trempée dans l’éther et aussi adorable qu'un chaton jouant avec une pelote de laine.

Vous pouvez vous procurer l'album en K7 et en digital, grâce au trop cool label Field Mates Records !
Ah et quant à l’explication concernant ce choix d’identité : Elan est son deuxième prénom, Noon vient de la 1ère moitié de son nom "Mittag" qui signifie "midi" (noon) en allemand. Malin non ?



THOMAS

Alors qu’ils s’apprêtent à débuter une tournée aux USA (bande de petits veinards américains), les membres de Twain nous font découvrir dans leur deuxième album ‘Rare Feeling’, une panoplie de douces chansons à l’esprit folk et qui fut, oui, enregistrées en analogique : "This is a pure AAA analog recording, that means it was recorded to tape, mixed to tape, and mastered straight to the acetate, the recordings were never digitalized. The result is magic and hard to describe."


Avec un soutien sans faille des ses frères d'armes de Big Thief (qui diffusent notamment sa musique sur leurs réseaux sociaux), Mt. Davidson (Twain) auteur-compositeur tendre et évocateur, jette un voile blues folk sur lequel tout l’album prend position, et sur lequel le temps n’a pas d’emprise.

Il suffit d'écouter "Solar Pilgrim" pour en être convaincu : 5 minutes d'une musicalité bouleversante, où la voix de Davidson prend des accents "Buckleysques", si puissante et expressive, si pesante et contemplative qu’elle remplit tout l’espace environnant…On découvre le reste de l’album, scotché dans un monde à l’ambiance country.

"Rare Feeling" est dispo sur le super label Keeled Scales, basé à Austin, Texas.

Si vous aimez cet album, tendez également l’oreille à "Life Labors in the Choir" sorti en 2014.


ALICE

On a eu droit il y a quelques jours à un avant-goût de l'album de Stone Irr, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il nous a mis en appétit.
Un péché de gourmandise de circonstance et parfaitement assumé, tant ce "Sinner" possède tous les ingrédients nécessaires à plonger n'importe quel être humain dans un état délicieusement mélancolique.
On arrête là les références culinaires, on se tait et on écoute...



THOMAS

Il semblerait que l'Australie soit petit à petit en train de devenir le nouveau berceau mondial de la musique.
Derrière la locomotive Tame Impala se cachent une quantité impressionnante d'artistes + excitants les uns que les autres, à l'image de Stephen Bailey.
Originaire également de la ville de Perth, il officie au sein du groupe Mt. Mountain avec lequel il compte déjà quelques productions plutôt axées psyché rock ambiance "early Pink Floyd meets Kyuss".
Visiblement notre homme en a sous le pied puisqu'il publie chez Dusky Tracks son 1er album solo intitulé sobrement "Silo", un recueil comprenant 11 titres de toute beauté aux confins de la folk, du psyché et de la pop vintage.
C'est beau et ça s'écoute impérativement !



THOMAS

Je veux vous parler d’Awa Ly, chanteuse Franco-Sénégalaise vivant à Rome et dont la musique, pleine de douceur, m’a fait vibrer cet été.
Elle a sorti il y a peu "Doum Doum Doum", un EP jazz aux influences folk, pop et caribéennes, accompagnée du bassiste Greg Cohen (qui a notamment joué avec Norah Jones, Tom Waits, Lou Reed, Elvis Costello…, bref que des pointures dans le genre).
Awa a grandi dans une famille de mélomanes et d'adeptes de nombreux styles musicaux issus de différents continents, ce qui fait d’elle une artiste du monde.
Ses influences majeures vont d’Ella Fitzgerald à Sting, en passant par Billie Holiday, Tracy Chapman, Youssou N’ Dour, Ali Farka Touré, Ismael Lô et l’inévitable Michael Jackson.
Elle a écrit elle-même les textes de ses chansons et pour la composition et les arrangements cela s’est fait à 4 mains, principalement avec son ami et chanteur/guitariste italien Massimo Giangrande.
3 mois de préparation auront été nécessaires avant l’enregistrement "à l’ancienne" de ce disque, à savoir tous les musiciens ensemble dans la même pièce, dans différents studios entre Berlin et Paris.
Le résultat vaut le détour..


L'écoute vous a plu ? Vous souhaiteriez avoir l'EP rien que pour vous ?
On vous fait gagner 10 cartes de téléchargement de son disque.
Pour cela il vous suffit de laisser un commentaire sympa sous l’article, sur notre page Facebook.

Awa Ly se produira également sur la scène du Sunset à Paris le 12 septembre prochain, autant vous dire qu'on y sera!

ARNOLD

Dean Wareham se dit fan de musique avant d’être musicien.
Ce nouvel album en est la preuve tant il s'apparente à une ode à celle qui partage sa vie depuis plusieurs décennies.
Depuis "Emancipate Hearts" (paru en 2013) qu’il avait enregistré avec son groupe Galaxie 500, il a voyagé, écrit et composé chemin faisant dans son Amérique natale, afin de mûrir son projet d’album…
Le résultat ? Ce bijou qui aura retenu toute mon attention.
Sur cet opus il revisite les tendance 70’s à la façon de Beck, de Bowie, et du Velvet. Ça fleure bon le sable chaud, le soleil orangé qui se couche sur San Fransico, ça laisse un goût de Californie (pour un groupe formé à New York, c’est pas banal)... Avec la météo actuelle (oui, je sais … je parle de la pluie mais surtout du beau temps) c’est complètement dans le ton.
Allons donc flâner dans les parcs et les allées avec Dean Wareham dans les oreilles. Une tendance songwriter, des guitares sagement rangées avec un chant évanescent, tout ce qu’on aime pour se laisser aller à la rêverie…
On verrait bien des images de road movies, de grandes aventure romantiques …  "What have I done with my life, what have I done with the keys ? Love is not a roof against the rain".
Des textes simples et simplement beaux, il faut prendre le temps de les écouter, il y a un message (si, si : promis!).
"Dean Wareham" c’est un peu d’amour avec notre printemps précoce, se sont des titres à garder près du cœur pour les jours de pluie.

En voici 2 extraits, vous pourrez vous procurer le reste de l'album ici.


MARIKA D
 
Ladybug and the Wolf, c'est l'initiative de deux stéphanois, Paloma et Kevin. Un projet qui ne va pas dans le sens des tendances, puisqu'il appelle plutôt à un retour aux sources vers la nature et les grands espaces.
De la musique folk, celle portée par les emblématiques Dylan, Baez ou encore Cohen.
Ils se sont rencontrés en 2011, Paloma cherchait un musicien pour compléter son premier projet et c'est sur le grand espace virtuel "internet" qu'elle l'a trouvé.
Mais Kevin n'adhère pas à la formation de base et lui propose de former un duo, car entre eux la musique c'est une évidence.

Loin de la french touch que l'on connait (celle gorgée d'électronique), ces deux-là reprennent plutôt le flambeau des songwriters américains avec brio et apportent leur "touch" à un mouvement longtemps monopolisé par les anglophones.
Guitare en bandoulière, la voix pour seule arme, ils composent en extérieur, en forêt, sont adeptes de la simplicité et cheminent le long des routes pour chanter l'amour, la société, et la vie.
Cette année a vu l'avènement de leur premier EP : "To raise a miniature garden".
Un opus bijou qui tourne autour de la nature, on l'écoute comme on ouvre une boite à musique, dedans on trouve de jolies ritournelles et un univers onirique.
Mais attention, derrière cette ambiance féerique, il y a les mots et les métaphores qui eux traitent bien de problématiques réelles. 
Leur univers, ils le tiennent de toutes leurs influences: pas seulement la musique, mais aussi la littérature, le cinéma et la photographie.

"Ça fait un peu prétentieux de dire qu'on se sent complet !!! Mais on fait ce qu'on aime, c'est sans forcer, on évolue dans notre bulle."
Kevin et Paloma ont une culture musicale très différente à la base. Il a été nourri de variétés françaises, Brel, Brassens, Barbara, puis il découvre Bob Dylan par le biais des reprises d'Hugues Aufray.
De là, il se convertit à la folk.
Paloma, elle, a été élevée dans cette mouvance. Autodidacte à la guitare, elle gratouille sur des airs de Joan Baez, sous les yeux admiratifs de sa mère lorsqu'elle reprend "Blowin in the wind" ou "The Boxer".
A la folk, les Ladybug and the Wolf apportent la touche de grâce, celle qui fait du bien aux oreilles et à la tête aussi.
On pourrait les comparer à Cocoon, Lilly Wood and the Prick ou encore Moriarty. Même s'ils n'aiment pas ça, ils savent bien que de toute manière c'est inévitable.
Humblement Paloma reconnait : "Si on me compare à Moriarty… Je suis vraiment contente. Si on est aussi complet qu'eux … Enfin, ils sont six, nous ne sommes que deux".
Alors on souhaite que la comparaison soit plus qu'heureuse. Le pari semble être bien engagé puisqu'ils ont déjà remporté le tremplin Artist UP au Fil (smac) à Saint Etienne et qu'ils reviennent d'une tournée dans la région qui les aura conduits jusqu'à la scène du Transbordeur à Lyon.
Un album en 2014 ? Oui c'est dans les tuyaux ! Paloma écrit, Kevin compose, ils espèrent passer en studio pour finaliser tout ça, mais avant il y a Bourges.
En attendant on se met en boucle "To raise a miniature garden", on ferme les yeux pour garder la tête dans les étoiles et les pieds sur Terre !
Ladybug and the Wolf : éco-musiciens, éco-compositeurs, et éco-citoyens ! Une coccinelle et un loup dans de vastes espaces, à protéger mais surtout : à suivre..


MARIKA
Découverte véritablement en live lors de son passage au Silencio puis plébiscitée quelques mois plus tard lors du festival les inRocks (on avait pris soin entre temps de la playlister à deux reprises), Denai Moore a tout pour réussir: du talent, une belle voix et une timidité tellement craquante..
Son EP "The Lake" est sorti en début de mois et voici la vidéo du même nom.
La suite, vite!


THOMAS

Voilà un musicien vraiment atypique.
Avec pour seule arme sa guitare et son harmonica, ce grenoblois a pris la route des USA pour vivre encore + intensément sa musique.
Arrivé à Brooklyn, il découvre une scène locale très riche qui lui permet de s’essayer au sein d’autres formations.
Au gré de ses rencontres, il s’est retrouvé en compagnie de musiciens éclectiques dans des lieux insolites où il enregistre un EP : "Song From A Tunnel".
« Je suis parti aux états unis, je vais essayer d’y rester le plus longtemps, pour le moment il y a une période minimum de quelques mois et puis je verrai comment ça va se passer. Je l’ai fait parce que je voulais confronter mon style musical à la culture dont je me suis imprégné. Jouer sur place, rencontrer des gens qui font partie de la même famille musicale, c’est une peu un challenge ! L’anglais n’est pas ma langue d’origine, mais c’est celle de mes textes. »
En France il enchaine les déferlantes, Musilac, et le festival de Beauregard en tant que découverte musicale, mais d’heureux hasards jonchent la route de Lull
« En fait il se trouve que deux jours après le concert des déferlantes Christophe Mae passait et j’ai été repéré pour faire sa première partie. Une expérience extraordinaire ! Le public était très attentif, c’était inespéré.  »
Il est vrai que la culture folk en France n’est pas aussi développée qu’outre atlantique, le format chanteur seul avec sa guitare et son harmonica n’est pas commun.
« Oui, c’est vrai qu’en France il y a peu de chanteurs qui évoluent dans cette configuration, il y en a beaucoup plus aux USA. Il y a même des festivals folk, mais ici c’est assez peu courant. Mais oui il y a un public en France pour ça, il faut que je me crée mon public, mais ça se passe bien.    
L’EP que j’ai pu enregistrer est né de cette idée de prendre et de ramener quelque chose qui me définisse. J’ai rencontré quatre cinq musiciens qui sont vraiment terribles, dont plusieurs n’avaient absolument pas enregistré avant. Je trouve qu’il y a une qualité dans ce qu’ils produisent, j’étais presque chagriné. Voir qu’ils n’avaient jamais tenté d’enregistrer des disques. Je me suis dit qu’il fallait que je me serve des petits moyens que j’avais pour les inclure d’une façon ou d’une autre à mon projet. Et puis ça a marché. Là encore, coup de chance, heureux hasard ? Un gars qui avait adhéré au projet avait pour habitude de répéter sous un tunnel à Prospect Park. Il y passait ces nuits pour répéter les concerts, il m’a dit : tu verras l’acoustique est vraiment super ! Moi, je venais de m’acheter une machine analogique pour enregistrer, une vieille machine de 1971, et comme elle marche sur batterie, on a profité de tous ces éléments. Puis on a eu besoin d’un piano, on a eu accès à une église… Bon improbable, mais c’est arrivé et on a tout fait entre 18h et 4 h du matin, 6 titres…. Et on a tout remballé avant que la police ne débarque ! L’Amérique le pays où tout est possible !!!! (rires) » « 300 concerts par nuit à New York….. Ça donne de quoi faire ! Et puis la culture du folk, c’est chouette. Et puis on me compare un peu à Dylan, oui, bon …. Le physique peut être, le frenchie Dylan ? »
Une démarche bien courageuse, car le revers de la médaille est tel qu’au milieu de cette multitude de talents c’est compliqué de se faire connaitre et reconnaitre. A l’heure où les majors créent une pression sur les groupes, où la musique rimerait plutôt avec dollars, Lull s’accroche et il continue. Mais devant le public toujours plus grandissant, l’artiste ne se démonte pas, il a offert des sets tout à fait digne des plus grands. L’aventure américaine c’est bien mais le français défend bien nos couleurs. L’album "Song From A Tunnel" est remarquable et la qualité présente du début à la fin. A découvrir impérativement!
A son retour en France fin 2011, Rémi (guitare), Fanny (violoncelle), Thomas (batterie) et Franck (basse) le rejoignent, donnant une énergie toute nouvelle au groupe et entrainant Lull dans une nouvelle dynamique. Et ce jusqu'à faire la 1ère partie d'Elysian Fields en 2012.
Après quoi Florian Pessin aka Lull, se lance dans l'écriture son premier album "The Epilogue" qui sortira début 2014.
On a hâte, en attendant on écoute ses précédentes compos…. et on compte les jours.


Wasted Afternoons from LULL on Myspace.


MARIKA D
Il est bon, il est même très bon. Il a compris comment faire de la vraie musique ...
Un morceau réussi, c'est un morceau qui nous fait ressentir son histoire, donner les vibrations suffisantes pour qu'on puisse être sur scène avec l'interprète.
Paul Thomas Saunders est un artiste accompli, qui joue de la musique authentique et pleine d'émotions.

 

 OPHELIE
Si vous êtes un fidèle du site avec un minimum de mémoire et/ou de perspicacité, il ne vous aura pas échappé que nous vous avons déjà proposé ce titre ICI et ICI. Oui mais ça c'était avant... avant l'arrivée de la vidéo, qui vous laisse une nouvelle chance de savourer ce joli morceau des Dark Dark Dark, toujours extrait de leur album "Who Needs Who".
Et au cas où vous passiez à côté, il y a fort à parier qu'on vous le resservira dans notre playlist du mois d'Octobre, mais ce sera votre dernière chance.. THOMAS
Christian Wargo et Casey Wescott, deux des membres du groupe Fleet Foxes, nous offrent l'opportunité de les découvrir avec un nouveau projet Poor Moon. Une musique légère, une folk épurée, de la douceur pour nos oreilles.
Le choix du nom de ce titre est bien choisi, on l'écouterait bien au volant de notre vieux break Peugeot 304 sur la route des vacances.

 

 OPHELIE
Matin-câlin, matin-pluvieux, matin-relou surtout!
Histoire de mettre un peu + de poésie voire de spleen dans notre journée, jetons un oeil sur la nouvelle vidéo de Edward Sharpe and the Magnetic Zeros qui s'intitule "Child".
Pour l'anecdote tout est parti d'un concours lancé par le groupe, dont le but consistait à illustrer n'importe quelle chanson de son album "Here" par un clip home made.
Environ 80 artistes en herbe se sont manifestés et voici le résultat d'un lauréat, originaire de Pologne.




THOMAS
Hej! Hur mår du?

Pour commencer à écrire ma toute première chronique d'album, je me suis imprégnée de l'univers d'Ellinor Nilsson. J'ai donc mangé des krisprolls pendant 15 jours, passé mes journées chez Ikea.
Mais j'ai surtout écouté sans relâche et avec plaisir l'album "Vänner & Ovänner"/"Firends & Ennemies" pour vous faire partager mon ressenti.
On vous a d'ailleurs déjà fait découvrir l'un des titres de cet album "Jag vill ha mer" dans la playlist Gbhmusic (août/septembre), il faut dire qu'elle fait partie de nos protégés.

Un nouvel opus composé de 13 titres électro/pop, à écouter ici. Des compositions dans sa langue natale, le suédois et les autres en anglais. Ce mélange nous permet de ne pas être lassé, mais c'est surtout grâce à sa voix que la chanteuse arrive à nous guider dans son ambiance musicale. Je vais pas vous parler de tout l'album mais de mes 3 titres préférés.

"Du kommer ångra dig" ce qui veut dire "Vous allez le regretter". Je sais pas du tout de quoi elle parle enfin presque grâce à mes cours de suédois mais bon. Une balade entraînante et rythmée, j'aime bien tout simplement.


    

"High On You", le titre qui me met de bonne humeur dès le réveil. On monte un peu plus le volume et on peut se dandiner tranquillement sur cet électro frais et joyeux.
 

"Skyll på mig", le dernier titre qui est également en suédois. Je comprend toujours pas l'histoire mais peu importe, cette chanson est dans la continuité de l'album simple et efficace avec toujours ce même rythme propre à De Montevert.
 

OPHELIE